Mini-Critique: Synecdoche, New York (2008)

Publié: mai 1, 2009 dans Mini-Critique
De Charlie Kaufman, avec Philip Seymour Hoffman, Samantha Morton, Catherine Keener et Michelle Williams.
 
Kaufman, le scénariste tordu de Being John Malkovick et Adaptation nous offre ici son premier film en tant que réalisateur, et je ne sais pas trop par où commencer.
 
L’histoire peut se résumer ainsi: Caden Cotard, un réalisateur de théâtre hypocondriaque ayant gagné une faramineuse bourse, décide de monter l’ultime pièce: la réalité qui l’entoure. Il loue alors un hangar Newyorkais ridiculement énorme où il reproduira une mini-copie de New York et de tous les détails de son quotidien. Il popule sa petite ville d’acteurs, engagera des comédiens pour incarner sa femme, sa maîtresse et lui-même. Il dirigera, comme un observateur externe, sa propre existence. Puis la ligne entre la réalité et la fiction deviendra de plus en plus floue.
 
Jusqu’ici tout semble presque banal comme film. Mais bien sûr c’est du Kaufman, et c’est rempli de bizarreries, dont certains reprocheront le manque de pertinence. Par exemple,  la maîtresse (Samantha Morton, qui incarnait Agatha dans Minority Report) magasine une maison au début du film dans laquelle un incendie en train de se produire dans l’une des piècesElle dit même à l’agent immobilier que c’est un peu dangereux, mais décide de procéder avec l’achat. Tout le long du film, on verra qu’il y a le feu pogné, sans aucune raison.
 
Mais il y a des coups de génie qui nous font spinner la tête. Comme par exemple lorsque Caden se voit obliger d’engager un acteur incarnant l’acteur qui l’incarne car celui-ci commence à prendre une certaine importance dans sa vie. Puis le faux Caden devient amoureux de la vrai maitresse et le vrai Caden a une aventure avec la fausse maitresse. Ca devient vite déroutant.
 
Philip Seymour Hofman, un acteur que je trouve vraiment antipathique (je dois avoir été marqué par son personnage hypocrite dans Scent of a Woman), est quand même l’un des meilleurs de sa génération. Il est dans ce rôle qui est bien différent du récent Doubt, hallucinant.
 
J’ai adoré être surpris par cette anomalie. C’est le genre de film qu’on ne sait pas trop quoi penser à la fin, mais qu’on a le goût de revoir et qui ne doit que s’améliorer avec les années.
 
Vu en Blu-ray
8.5 / 10
 
    
 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s