Mini-Critique: Harry Potter and the Half-Blood Prince (2009)

Publié: juillet 16, 2009 dans Mini-Critique
De David Yates avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Ruper Grint, Michael Gambon, Jim Broadbent, Bonnie Wright et Alan Rickman. 
 
Le 6e chapître de cette fabuleuse série est un drôle d’animal: Il ne sait pas trop sur quel pied danser et zigzague entre drame et humour… mais çà fonctionne! D’un point de vue eye-candy et même suspense, c’est le film le moins spectaculaire de la série; pas de combats épiques (le réalisateur a retiré le combat final entre les Deatheaters et l’Ordre du Phoénix pour éviter la redondance avec une scène similaire se déroulant dans le 7e chapître). Pas de créatures mémorables (sauf peut-être les Inféris de la fin que l’on voit brièvement). L’intrigue est rapetissée au minimum et c’est peu dire: On y relate que brièvement le passé de Voldemort. Même l’explication du Prince-de-sang-mêlé lui-même est à peine effleurée (c’est après tout le titre du film ,bon sang!!)
 
Ce qui est marche par contre et que le réalisateur David Yates a réussi mieux que ceux avant lui est de donner une réelle profondeur aux personnages. Les relations entre nos jeunes qui découvrent l’amour constituent les meilleures scènes. Les petits moments sont mieux réussis que les grands. Ron Weasley vole toutes les scènes dans lesquelles il se trouve grâce à l’excellent timing comique de Ruper Grint. Emma Watson rend sa Hermione fragile et charmante, même si je m’ennuie des moments des trois premiers films où l’on pouvait admirer sa perspicacité et son intelligence (je suppose que c’est la faute des livres). Daniel Radcliffe quant à lui s’est amélioré. Il faut voir la scène du Felix Felicis où il boit la potion de chance et devient d’un je-m’en-foutisme jubilant. Il joue la scène avec une justesse hallucinante. J’ai été très surpris de la quantité d’humour compte tenu de la présence immédiate des sbires de Voldemort qui causent des ravages dans le monde des sorciers et le monde des muggles.
 
Puis il y a bien sûr Dumbledore. Je suis content (avec une certaine honte) que Michael Gabon ait remplacé Richard Harris décédé après The Chamber of Secrets. Harris me semblait un peu léthargique dans son rôle. Gabon apporte une présence au personnage et le rend à la fois majestueux, paternel et assez physique pour jouer dans une scène d’action. Il y a aussi Horace Slughorn, le nouveau venu incarné par Jim Broadbent, un autre acteur Britannique de renom, excellent dans la peau de ce professeur excentrique mais d’une certaine tristesse. Tous les acteurs tirent leur épingle du jeu. Même Tom Felton rend son Draco Malfoy humain et n’est plus le ti-criss de baveux d’auparavant.
 
La fin du film est trop précipitée et ce volet ne sert visiblement que de pont vers le chapitre final, mais je dois avouer que j’ai été très satisfait. Je ne suis pas prêt à dire que c’est meilleur comme certaines critiques le prétendent, mais c’est certainement le mieux interpréter. Azkaban reste le film à battre.
 
 Vu au cinoche
 8.0 / 10
 
  
 

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