Mini-Critique: Inglourious Basterds (2009)

Publié: septembre 2, 2009 dans Mini-Critique
De Quentin Tarantino avec Mélanie Laurent, Brad Pitt, Christoph Waltz, Diane Kruger, Eli Roth, Daniel Bruhl et Mike Myers (oui, Mike Myers.)
 
Il était une fois en France sous occupation Allemande… Shoshanna (Mélanie Laurent) est une jeune juive dont la famille a été liquidée par les Nazis sous le commandement du Colonel Hans Landa (Christoph Waltz). Quelques années plus tard, elle devient propriétaire d’une salle de cinéma où doit se tenir une grande première avec tous les hauts gradés du 3e Reich… incluant Hitler lui même…  Voilà une occasion unique de se venger. Par ailleurs, Le lieutenant Aldo Raines (Brad Pitt) forme un peloton de soldats américano-juifs appelé les Basterds pour semer la terreur chez les Nazis. Ils seront mis au courant de cette première et comploteront eux aussi un attentat en parallèle.
 
Vous avez vu comment je commence ce résumé par l’histoire de la jeune juive? On reprochera le marketing trompeur vendant ce film comme un polar d’action du genre The Dirty Dozen avec en tête d’affiche Brad Pitt alors qu’il n’a qu’un rôle secondaire. C’est plutôt un thriller en temps de guerre du genre Black Book (de Paul Verhoeven) ou à la limite Valkyrie (de Bryan Singer), revu et corrigé à la Tarantino avec un certain doigté Européen. Ce 6e film de sa filmographie porte sa marque célèbre: Drame et humour se juxtaposant à la perfection, personnages colorés impeccablement bien incarnés, histoires parallèles, longues scènes laissant beaucoup de places aux fins dialogues, anachronismes musicaux et bien sûr, un peu de violence (mais pas trop). Les stars du film sont la française Mélanie Laurent et l’allemand Christoph Watz. Ce dernier se méritera assurément une nomination aux Oscars pour son rôle du Nazi sadique le plus charismatique depuis Amon Goeth dans Schindler’s List. Brad Pitt n’a peut-être qu’un rôle secondaire mais son personnage caricaturisant le soldat yankee typique des films des années 60 est l’un des plus divertissants que Tarantino aient créés.
 
Je suis encore renversé par le talent de ce directeur d’infuser autant de suspense qu’avec des lignes de dialogue et des regards impassibles. La majorité des scènes sont des discussions autour d’une table où les gentils (que ce soit Shoshanna ou des membres des Basterds) sont harcelés par un commandant nazi trop curieux et risquant de faire foirer leur plan. Je suis resté sur le bout de mon siège tout le long. Habituellement je regarde toujours ma montre durant un film (même quand c’est bon). Je ne l’ai pas regardé pendant Basterds et il dure presque 2:30. À la fin (pendant les applaudissements de la foule), j’en redemandais encore.
 
Tout ce que fait Tarantino vaut son pesant d’or. Son talent n’est pas un feu de paille. Même son film le moins bon, Death Proof vaut la peine d’être vu et revu. On l’accuse souvent de plagier tout le monde, mais ce pot-pourri d’inspiration venant de partout transforme ses films en de véritables oeuvres bien à lui. Chacune des scènes est empreint de son amour pour le cinéma. Inglourious Basterds ne deviendra probablement pas culte comme Pulp Fiction, mais c’est quant à moi aussi bon et restera fort probablement mon meilleur film de l’année.
 
Vu au cinoche
9.5 / 10
 
 

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