Mini-Critique: Zombieland (2009)

Publié: octobre 9, 2009 dans Mini-Critique
De Ruben Fleischer avec Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Emma Stone et Abigail Breslin.
 
Traversant une Amérique zombifiée, le jeune nerd Colombus (Eisenberg) a réussi à se tenir en vie grâce à de strictes règles ("Règle no 1: Gardez la forme. Lorsque l’infection est survenue, les gros lards furent les premiers à être tués") Il rencontre un dur à cuire (Harrelson) et deux soeurs comploteuses (Stone et Breslin). Ils tenteront de survivre dans ce monde dangereux et surtout de s’endurer. S’ensuit un road-movie apocalyptique.
 
Tout comme Shaun of the Dead, Zombieland apporte de l’humour à ce genre d’horreur un peu désuet. Bon, moi les films de zombies ne m’ont jamais vraiment effrayé. Le premier du genre, Night of the Living Dead (1968) présentait des zombies lents quoique dérangeants. C’était absurde que quelqu’un puisse se faire attraper par ces monstres qu’on pouvait semer avec une trottinette. Puis vint Dawn of the Dead en 1978 qui était une allégorie au capitalisme présentant les zombies comme étant le consommateur moyen errant dans les centres d’achat. C’était presque loufoque. En 2002, Danny Boyle apporta de la fraîcheur au genre en remplaçant les bêtes zombies par des créatures enragées et infiniment plus dangereuses (et surtout rapides). Ce type de zombies instaura la norme par la suite dans Dawn of the Dead (2004), 28 Weeks Later et maintenant dans Zombieland.
 
Ceci dit, si vous cherchez de l’horreur et du gore, allez voir ailleurs. Zombieland est une pure comédie. Même Shaun of the Dead présentait certaines scènes dramatiques et baignait dans une atmosphère inquiétante . Il y avait aussi un humour un peu plus subtil. Dans Zombieland tout est loufoque et prit à la légère, et quoiqu’à la fin on a droit à une bonne scène d’action qui ajoute du suspense, elle devient un peu blasante. J’aurais aussi aimé avoir un peu plus de détails quant à la propagation de l’infection (tout ce que l’on sait est que le "patient zéro" a contracté la maladie en mangeant un hamburger avarié! )
 
Il reste néanmoins un film amusant avec les dialogues aiguisés les plus drôles que j’ai vu cette année. Woody Harrelson incarne un personnage rappelant un peu son Mickey de Natural Born Killers: Violent, charismatique, humoristiquement noir. La scène la plus réussie est celle du caméo d’un populaire comique s’incarnant ici lui-même. Je ne le dévoilerai pas, mais disons que ses initiales sont ‘BM’. Surtout pour les fans du genre.
 
Vu au cinoche
8.0 / 10
 

 

                                                        "…this is the last time I EVER come to Laval !!"
 

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